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Itinéraire
d'un Candide baroque
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Robert
Poulet est né le 4 septembre 1893 à Liège et mort
le 6 octobre 1989 à Marly-le-Roy. Ingénieur de formation,
engagé volontaire, officier des corps-francs et héros de
la Première Guerre Mondiale, ouvrier, agriculteur, poète
anarchiste, il travaille dans le cinéma pendant le muet et projette
d'inventer une nouvelle forme de langage cinématographique. Il
est journaliste littéraire et politique en Belgique jusqu'en 1943.
Il est condamné à mort en 1945 pour "délit d'opinion"
et libéré en 1951. Expulsé de Belgique, refugié
en France et aidé par son ami Hergé, il est d'abord lecteur
des éditions Plon. Il participe ensuite à diverses revues
(La Table Ronde, Rivarol, La Parisienne, Écrits de Paris, La Revue
de Paris) en utilisant parfois le pseudonyme de Walter Orlando*. Il est
surtout considéré comme l'un des meilleurs critiques littéraires
français. Mais c'est aussi un pamphlétaire vigoureux, avec
la trilogie des "Contre", un romancier lyrique, avec la trilogie
"Les chemins de l'invisible, un poète mystique, "Poèmes
durs" et "Quatre poèmes classiques", un moraliste,
"Le livre de quelques-uns", un mémorialiste "Ce
n'est pas une vie", sans oublier un dramaturge. Quant à moi,
je pense que Robert Poulet est un esthète désespéré
à l'ironie voltairienne et un honnête homme baroque car son
sens aigu de la formule et du paradoxe le rapproche d'un La Bruyère
ou d'un Pascal.
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Charles
van Urick,
de l'Institut Pangloss
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: nom du médecin du roman "Handji".
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Le
fascisme à la manière de Robert Poulet
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Écrits
de Paris, n° 504, octobre 1989, p. 9 :
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Robert
Poulet et son uvre par Georges Laffly
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"Le
fascisme de Robert Poulet, vers 1935, il l'a lui-même défini
ainsi * : 'J'avais une base, construite de longue main avec des morceaux
de l'Action française, avec des concessions à l'esprit
vétéran, ses fanfares, quelques images du 6 février,
esquisse d'un fascisme à la française qui est resté
à l'état de chimère, avec le dessus de pendule du
patriotisme belgicain, l'humeur individualiste, pour ne pas dire anarchiste,
et deux ou trois paradoxes poétiques tirés de Nietzsche.
Plus la fidélité au roi, puisqu'il restait le seul élément
légitime et présent de l'édifice politique.' Voilà
les idées qui le mènent au bagne..."
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Page 62 de : "Ce n'est pas une vie", Paris, Denoël,
1976
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À
propos du fascisme "baroque" de Robert Poulet
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1.
La Parisienne, n° 37 et 38, octobre et novembre 1956 :
Adieu au fascisme (écrit le 23 mars 1948, à la prison de Saint-Gilles, précédé d'une Note liminaire) |
| 2. Défense
de l'Occident, n° 177, septembre-octobre 1980 : Itinéraire intellectuel d'un fasciste (reprise de l'article de "La Parisienne", sans la Note liminaire, mais avec une introduction de Jean-Pierre de Guibert) |
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N.
B.
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Robert Poulet
a collaboré à la nouvelle série de la revue "Défense
de l'Occident", à savoir du n° 4, d'avril 1960, au
n° 194, de novembre 1982.
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