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À
PROPOS DE ROBERT POULET
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Contre
l'amour
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"Il
y a, chez Robert Poulet, peu de confiance dans le genre humain (disons
qu'il est pessimiste), un peu de cynisme pour relever la sauce et,
sous une rudesse avouée, une grande pitié des hommes...
En amour, Robert Poulet est janséniste. C'est
une façon comme une autre d'être aristocrate."
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Pierre
DOMINIQUE
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Écrits
de Paris, n° 200, janvier 1962, p. 96
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Robert
Poulet et son uvre
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"Pour
moi, son oeuvre commence avec 'Handji', roman
qui lui était resté cher,
au point qu'il en remania le
texte un quart de siècle plus tard. Publié
en 1931 chez Denoël le livre suscita l'admiration de
Bernanos, qui écrivit : 'On entend ici le génie, sa
voix d'airain', celles
aussi d'Edmond Jaloux, d'Antonin Artaud, de Thérive."
(p. 7)
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"C'est
peut-être ici le lieu de citer le portrait tracé par
Chardonne de
son ami (dans 'Matinales') : "... Un mystique d'une sorte étrange,
comme enfiévré par la vie, doué
d'une énergie prodigieuse et qui contient dans une sorte
de
frémissement électrique une puissance intellectuelle
inusable." (p. 14)
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"...
Et surtout ces derniers mots 'En avant ! En avant !' résument
à mes yeux l'attitude centrale de Robert Poulet. Il
se définit d'abord par le ressort, la capacité de
relever tout défi. Une
indomptable énergie lui permit de ne jamais renoncer, de
ne jamais s'incliner. Il
me semble que c'est la leçon qu'il nous laisse." (p.
16)
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Georges
LAFFLY
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Écrits
de Paris, n° 504, octobre 1989
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4
septembre 1993 : centenaire de Robert Poulet
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TÉMOIGNAGES
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"...
À la différence des autres critiques, il ne s'adressait
pas à
ses lecteurs mais à l'auteur qui en tirait profit. Parlant
de lui, Chardonne me disait à peu près : 'Robert
Poulet aborde un livre d'une façon toujours inattendue. Il
ne voit pas tout, mais il voit ce que les autres ne voient pas.'
Je
souscris entièrement à ce jugement sur un homme à
la sensibilité fièvreuse que l'injustice de ses compatriotes
avait
blessé à jamais. Je ne suis pas certain d'avoir aimé
ses
romans mais c'est dans l'écriture qu'on le prisait : vive,
nerveuse, riche de sous-entendus. La
solitude dans laquelle il a vécu son exil avait fait de lui
un
moraliste aussi désespéré que Cioran."
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Michel
DÉON, de l'Académie française
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"...
Il m'est venu l'idée de chercher quelle place occupe Robert
Poulet dans les 'panoramas' et 'dictionnaires' d'écrivains
contemporains : elle n'est pas grande. Raison
de plus pour apporter un témoignage de
gratitude à cet homme de solitude."
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François
NOURISSIER, de l'Académie Goncourt
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"...
À ce propos, une anecdote. Quand j'ai publié mon
premier roman, 'Vendredi', Robert Poulet a écrit : 'C'est
un chef-d'uvre de seconde main.' Me
voyant faire la grimace, il me demande :
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| - 'Ça
ne vous plaît pas ?' |
| - 'A moitié
seulement.' |
| - 'C'est
bien. Je retire chef-d'uvre." |
|
Michel
TOURNIER, de l'Académie Goncourt
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Écrits
de Paris, n° 547, septembre 1993, pp. 80-81
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